Il y a quelques années, l’acronyme c-MES fut très à la mode. Il est simplement devenu aujourd’hui MES. Mais qu’est donc arrivé au « c » ? Pour mémoire, le « c » signifie collaborative. Le MESA nous en parle ici : http://www.mesa.org/en/modelstrategicinitiatives/MESAModel.asp.
MESA – Modèle MES version 2.1
Si vous faites quelques recherches sur internet, vous verrez qu’il y a peu de références au c-MES. Si on y réfléchit un peu, cela n’est pas si surprenant. En réalité, les progiciels de MES sont tout sauf collaboratif ! On comprends alors mieux que le MESA communique plus sur le MES de nos jours.

Un bon MES devrait inclure les applications comme la planification, le suivi des arrêts machines, le calcul du TRS ou OEE, la gestion de la qualité, la gestion de la maintenance ainsi que de nombreuses autres outils qui doivent faciliter la coordination et la gestion de l’usine. Mais pour ce faire, chaque module applicatif doit collaborer avec les autres de même que le personnel impliqué dans ces tâches : opérateurs, personnel de maintenance, qualiticiens, repsonsables de production etc. Le MES devrait être affaire de c-ollaborative.
Cela implique donc de partager des données, l’authentification, de pouvoir basculer rapidement (et contextuellement) d’application, de s’interconnecter à des sources de données hétérogènes (API, ERP, BDD).  Cela signifie aussi la possibilité pour chaque personne impliquée de pouvoir accéder au systèmes de n’importe où sans contrainte technique ni de licence.
Les MES qui ne peuvent pas répondre à tous ces points sont voués à l’échec et à une utilisation limitée. Ceux qui cochent toutes les cases peuvent prétendre à remettre le « c » accolé à MES et les grands vainqueurs sont les industriels qui les utilisent.